armée rouge


 
stay behind
paradoxalement invisibles

les résurgences de réseaux souterrains
des réservoirs où résonnent des cœurs
qui battent encore, les derniers,
frénétiques dans la noyade

je rêve qu’ils se mettent en marche
balais des apprentis-sorciers
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commando


 
musiques froides
des bleu-verts berlinois, mancuniens
et toujours entre les colonnes
je recroise ce commando noir de rome
nous y étions et j’étais des leurs

modifications corporelles

et puis parfois, cette ville ressemble à joe (et à tous ces vétérans qui y vivent malgré tout)

joe avec sa barbe rousse et ses coups de couteau
avec ses cicatrices subies
et ses scarifications voulues
et ces tatouages d’avant que le tatouage ne soit une mode
quand il était encore l’apanage des légionnaires, des routards des bagnards
des tatouages sombres et bleuissants qui racontent une histoire

l’unisme, projet et constats

Quelques citations de Katarzyna Kobro, qui m’ont fait forte impression. Tant par ce que son projet comporte simultanément de génialement innovant et de virtuellement totalitaire, que par les constats qui le fondent. Chez elle, la ville se donne, dessine et destine comme sur-déterminations.

« Ma sculpture constitue une problématique de l’architecture : une structure expérimentale de l’espace et du mouvement, un aménagement où la ville est un organisme fonctionnel d’organisation supra-individuelle de la société. Nos villes suffoquent face au manque d’aménagement urbain. Les sculptures s’élèvent sur les places comme marques du poids de la culpabilité avec pour usage de commémorer et de décorer ce chaos. »
 
« Le bloc doit être relégué à l’histoire comme un doux souvenir du passé. La valeur d’une œuvre d’art ne dépend en rien de sa similitude avec la nature ou avec un objet technique, mais de la perfection de sa forme. La sculpture moderne devrait consister en un élément d’espace le plus condensé et essentiel qui soit. Elle y parviendra par ses formes, qui, par leur interdépendance, créent un rythme de dimension et de répartition. »
 
« Le but d’une composition spatiale est de façonner des formes qui peuvent être ensuite reproduites dans la réalité. Une composition spatiale est l’essai expérimental qui établira l’architecture des villes futures. En devenant une œuvre architecturale, elle structure le rythme du mouvement humain dans l’espace. Son rythme devient ensuite celui de la foule des individus. »

Cité dans : Jozef Robakowski – Compositions spatiales de Katarzyna Kobro – Films Polski 1971 (9’57″) © Fina.  Traduction proposée lors d’une exposition du centre Pompidou Une avant-garde polonaise.

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rêverrerie pastaquarelle

Ou : La dure journée de monsieur tah marin
gens sérieux, passez votre chemin – aux autres, mes plus parfaites confuses pour cette bouffonnerêverie d’ennui aéroportuaire sur carreaux de verre

 
chaque jour de marché
tah-marin s’en va à la cité des passerelles
que tiennent quelques passereaux femelles
passer le temps quelques heures,
voir passer quelques L
taper quelques horreurs à la halle
et pour sa moizelle acheter des fleurs
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