highway 2…

highway_2hell copie

une autoroute dans les ténèbres
il faut se faire bolide ou happer
au moins profiter : la vitesse est ivresse
et puis il y a tout au bout, au plus loin
cette lueur qui palpite vivante écarlate
on aimerait que ce soit un soleil
c’est peut-être une explosion
c’est peut-être l’enfer
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Les anémones de Bach

Synesthésie – rentrer dans la musique, se glisser dans l’épaisseur des ondes sonores, explorer les trois premières suites pour violoncelle comme les pièces d’un château.

Parfaitement lucide, la rêverie, commence en fermant les yeux par des tourbillons de ténèbres assemblées par le cantor de Leipzig en haut à droite ; au début à peine perceptibles puis plus nets, des tourbillons de ténèbres mêlées de tâches de sang sombre – les vaisseaux capillaires qu’éclaire par l’arrière le feu oublié dans la cheminée.
On croirait la rosace d’une cathédrale, un vitrail d’obsidienne et de cornaline, animée de mouvements circulaires complexes, mandala vivant de révolutions multiples, emboîtées, qui rappellent la mécanique céleste.

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grandes orques

fanons_ copie

quand j’eus réalisé que je rêvais sous le ciel de paris
pour ma douche froide, je dérivais vers une ville du nord
du ciel pleuvait du shrapnel sur mes saugrenailles
et je me réfugiais dans cette église

toute architecture est un état d’âme
et celles des grandes orgues m’a toujours été rais de lumière sur l’horizon

mais ce jour-là tout n’était que dévoration
et dans l’église sous-marine
je vis ces mâchoires immenses et luminescentes
dentition de lionne alien
ma propre faim, ma propre fin
fanons épiphanes épitaphes

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une sangria à shangri-la

A quoi bon célébrer les candélabres délabrés du camp des saintes pierres ? J’ai kristicdit au faire de l’en-vers : tu es cerbère et sur serre-bière je conduirai mon égrise. Du tac au tac, ils m’ont dégivré, pour mes prendre et peine, mais peu me chaule.

M’éveillant comme on a cil au pays d’évermeille, j’erre en mamouth sur saturne, et rêve de cendrarsiser Shangri-La. Las, il m’y manque l’évide-dent.

De ma cinémathèque à ma sinémantique dans les éternèbres des nosiens, palpulent des étoiles d’amer défilantes. J’y trinquebourrais bien, ne serrerait cette paralysie sorbetière du coude… morfle perruche ! Que zigue vaille et zigue vague, ma misambière de misanthrope en prend un coup !

Alors, avant que je ne revienne geler les eaux d’hier je ramasse les débribes de mes amoursures abhortées. Et ne m’enveuille blanchermine si mes chagrimes trissent des macramélancoliques quand noircissent mes chakrames : c’est que ma toquante clac-sonne sa tocata d’un stacatone baryphon.

Alors que déjà s’ingrise et frissaille le prochain novobre, Lire la suite